• Scott Pilgrim vs. the World

    Scott Pilgrim : où quand le jeu vidéo et la culture geek s’invite gracieusement au cinéma !

    A la base sympathique comic du canadien Bryan Lee O’Malley, adapté en film par Edgar Wright à qui l’on doit notamment les superbes Shaun of The Dead et Hot Fuzz (ça donne déjà une idée de l’ambiance).

    Scott Pilgrim, c’est un geek de 22 ans un peu paumé, bassiste dans un groupe de rock type garage-band monté avec des potes de lycée nommé les Sex Bob-omb (et qui n’a aucune intention d’avoir un jour du succès).

    Autant le dire de suite : c’est un peu un gros looser ! Aucun boulot, il squatte l’appartement de son pote gay Wallace et commence à sortir avec une lycéenne, qui est aussi accessoirement sa groupie N°1, Knives Chau.

    Tout va pour le mieux ! Sauf qu’il va rapidement tomber fou amoureux d’une autre, une certaine Ramona Flowers (oui, les noms font aussi partie de l’ambiance décalée de cet univers), fraichement débarquée de New-York et coursier pour le site d’e-commerce amazon.ca !

    Jusque là, on se dit qu’il n’y a rien d’anormal.

    Mais pour sortir avec Ramona, Scott va devoir affronter dans des combats dantesques ses ex-copains (qualifiés de « maléfiques »). Et ils sont sept ! De quoi s’occuper !

    Un récit classique d’histoire d’amour en somme, même si on est bien loin d’un Roméo & Juliette !

    Le décor se met rapidement en place, et on est très vite familiarisé avec les différents personnages. En fait, absolument tout va très vite, et ça ne gène pas du tout.

    Rapide dans les plans, les raccords, les transitions entre les lieux et événements qui ponctuent la vie de notre héros, Wright n’hésite pas à abuser du système de FastForward pour encore accélérer le tout. Un rythme frénétique et une manière intelligente de porter une DB à l’écran ! Enfin !

    Une des forces du film est le fait qu’il repose sur l’univers geek que nous connaissons tous : il est construit comme un jeu (progression en niveaux, chaque ex-copain représentant un boss). Et ça passe carrément bien !

    Beaucoup de référence aux jeux vidéos, du combat épique à mi-chemin entre Street Fighter et un guitar battle de Guitar Hero (jusque dans les dialogues, les références sont saupoudrées tout du long) aux comics (les onomatopées s’inscrivant sur l’écran à l’endroit d’où ils proviennent). Un vrai régal !

    Des combats improbables, des salles d’arcades avec des bornes Dance Dance Revolution, des sabres, des ninjas, de la tromperie, des vies bonus, un triangle amoureux et des pièces. Voilà ce que vous verrez dans ce film pas comme les autres !

    Même la musique se prête au jeu avec des sonorités 8bits du plus bel effet qui nous rappelle notre enfance Nintendo / Sega.

    La distribution des rôles n’est pas étrangère à la réussite de ce film.

    Michael Cera (Superbad), encore une fois dans le rôle d’un ado / jeune adulte, fait son job à merveille dans la peau du rocker grunge prêt à tout pour sa dulcinée, Alison Pill (Harvey Milk), cynique à souhait en tant de Kim ou encore Brandon Routh (Chuck, Superman Returns) dans le rôle de Todd le bassiste végétalien un peu idiot.

    Un film hypervisuel et graphique à voir absolument !

    Scott Pilgrim vs. the World, de Edgar Wright. Avec Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Jason Schwartzman, Brandon Routh, Chris Evans. 1h52.

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