• Time Out

    Votre temps sur terre est compté. Vous savez exactement combien de temps il vous reste à vivre. Que faites vous ? Profitez vous au maximum du temps qu’il vous reste, ou cherchez vous à prolonger votre vie, quoiqu’il en coûte ?

    « Le temps », leitmotiv de Time Out (In Time en VO), dernier film de Andrew Niccol (Gattaca, Lord of War, The Truman Show), puisque tout tourne autour, et ce dès les premières minutes du film.

    Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé le billet de banque, et dans lequel vous arrêtez de vieillir à 25 ans. Effet secondaire : vous êtes génétiquement programmé afin de ne vivre qu’un an de plus à partir de ce moment.

    Pour survivre, il faut gagner du temps. Les riches sont quasiment immortels, tandis que les pauvres se battent pour vivre un jour de plus. Tous les moyens sont bons : travailler, miser ou même voler…

    Will Salas (Justin Timberlake), vit dans une « zone de temps » pauvre, et vient au secours de Matt Boomer (Henry Hamilton), celui-ci étant la proie de malfrats locaux.

    Matt possède plus d’un siècle sur son compteur. Si Will en avait autant, il ferait en sorte de ne par en perdre ne serait-ce qu’une seconde.

    C’est à ce moment là qu’on comprend le clivage entre riches et pauvres : les riches survivent mais ne vivent pas vraiment, puisque prisonnier de leur immortalité, contrairement aux pauvres qui eux vivent chaque instants pleinement.

    Will se retrouve alors à la tête d’une espérance de vie inimaginable…

    Suite à un événement tragique, il décide de quitter le ghetto pour une zone où le temps n’est plus qu’une donnée, et où personne ne s’en soucis.

    Accusé à tort de meurtre, il prend en otage la fille d’un magnat du temps, Sylvia Weis (Amanda Seyfried), lui ouvrant au passage les yeux sur le monde qui l’entoure et lui apprenant enfin à vivre.

    Dès les 20 premières minutes du film, on sait qu’on va passer un bon moment.

    Timberlake est plutôt crédible dans son rôle, et ce malgré le côté “mono-expression”. Après, on ne l’a quasiment vu que dans des rôles de mégalo cynique (The Social Network, pour ne citer que lui). N’empêche que c’est quand même un bon acteur.

    Amanda Seyfried, quant à elle, c’est un peu “plaisir des yeux” (une séquence en particulier !).

    Je vais peut-être dire une grosse connerie et on me flagellera sur 15 générations mais je lui ai trouvé un petit côté Equilibrium : les visages inexpressifs, la croisade contre l’ordre établi, les rues et décors lisses et propres de New Greenwitch,… Le style vestimentaire y est pour beaucoup (surtout celui des “Gardiens du Temps”).

    Par contre on ne me contredira pas sur le fait que la fin du film nous fait penser à un Bonnie & Clyde des temps modernes.

    Pas vraiment de suspens tout au long du film : on veut juste connaître la suite, savoir si les tourtereaux s’en sortent en détruisant le système au passage.

    C’est rapide et efficace. Bien réalisé, bonne ambiance sonore, on regarde ça avec plaisir. Enfin un film de SF / anticipation qui n’est pas ridicule (parce que dernièrement on a pas forcément été gâté).

    On a droit à une fin ouverte, sans conclusion déterminée. Pourquoi pas. Néanmoins quelques questions subsistent :

    - Pourquoi le vieillisement s’arrête a 25 ans ?
    - A quel moment ce style de vie a-t-il débuté ?*
    - Qui à installé le compte à rebours dans notre code génétique ?

    Questions légitimes.

    Mais au final, on s’en fout un peu, ce qui compte c’est de passer un bon moment.
    Dommage que certains points de l’intrigue de soit pas plus creusés.

    Bref. Bon film. A voir !

    Time Out, d’Andrew Niccol. Avec Amanda Seyfried, Justin Timberlake, Cillian Murphy. 1h41.

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